Nouvelles
[article:surtitle]
Réussite scolaire autochtone : des pistes pour décoloniser l’éducation

Ximena Sampson - Radio-Canada
Dans le cadre du 7e Colloque sur la persévérance et la réussite scolaires chez les Premiers Peuples, 450 personnes sont réunies à Montréal pour échanger et discuter des façons de décoloniser l’éducation, du CPE à l’université.
L’idée, c’est de partager les meilleures pratiques mises en place dans les écoles, cégeps, universités et centres de formation professionnelle, autant en milieu autochtone qu’allochtone, explique Marco Bacon, fondateur du colloque et directeur du Bureau des relations pour les Premiers Peuples à l'Université du Québec à Montréal.
Il n'y a pas de recettes déjà publiées. Il n’y a pas un cahier d'exercices qui existe pour dire ce qu'on fait avec des étudiants pour la sécurisation culturelle, pour l'ajout de contenu ou même pour connaître davantage les étudiants autochtones qui sont dans leurs écoles.
Une citation de Marco Bacon, fondateur du colloque
Son objectif : Que les participants partent d'ici avec une boîte d'outils en main.
Reconnaissance au collégial
Ingrid Lathoud, du Cégep de Saint-Jérôme, Anne-Andrée Denault, de celui de Trois-Rivières, et Mélodie Bédard, du collège Kiuna, ont d’ailleurs fait salle comble avec leur présentation d’un guide en huit étapes pour aider les cégeps à devenir des milieux plus inclusifs.
C'est toujours ça la question, note Ingrid Lathoud. Par où on commence? Qu'est-ce qu'on devrait faire? Comment allouer du temps et des ressources sans aller au-delà des budgets?

Ingrid Lathoud, du cégep de Saint-Jérôme, Mélodie Bédard, du collège Kiuna, et Anne-Andrée Denault, du cégep de Trois-Rivières.
Photo : Radio-Canada / Ximena Sampson
Leur guide propose des outils pratiques pour amorcer la sécurisation culturelle, indispensable à la réussite éducative des élèves des Premières Nations.
Dans les cégeps qui ont mis en place ces outils, les résultats sont visibles, souligne Anne-Andrée Denault. Pendant des décennies, nos étudiants abandonnaient pendant la session ou bien ils ne diplômaient pas, observe-t-elle.
Depuis qu'on s'est intéressés à la notion de sécurisation culturelle, qu'on a mis en place des mesures, qu'on a décolonisé, qu'on a sensibilisé, on a des étudiants qui diplôment à chaque année.
Une citation de Anne-Andrée Denault, du Cégep de Trois-Rivières
Dans l’ensemble du Québec, 58 % des élèves québécois ont quitté l’école sans diplôme ni qualification en 2019. Ce taux était de 13,5 % pour les non-Autochtones.


