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Terminées, les études collégiales dans les pénitenciers fédéraux du Québec
Le Cégep Marie-Victorin et les professeurs qui enseignent à la population carcérale à Cowansville et à Joliette dénoncent cette décision de Services correctionnels Canada qui va, selon eux, à l’encontre de la mission de réhabilitation et de réinsertion sociale des établissements pénitentiaires.

L'Établissement Joliette pour femmes était l'un des deux derniers pénitenciers fédéraux à offrir la formation collégiale à sa population carcérale.
Photo : La Presse canadienne / RYAN REMIORZ
Fannie Bussières McNicoll - Radio-Canada
« C’était silencieux. Les gens faisaient leur deuil. Plusieurs personnes pleuraient. » Voilà comment a été reçue la nouvelle de la fin abrupte de l’offre de cours de niveau collégial à l’intérieur des murs du pénitencier de Cowansville, plus tôt cette semaine, raconte le professeur Samuel Rochette.
Le plus touchant et le plus déchirant, c’était les étudiants qui se sont levés et qui ont expliqué que ce parcours d’études là avait vraiment changé leur vie, ajoute M. Rochette, qui est professeur de psychologie au Cégep Marie-Victorin, au régulier mais aussi en milieu carcéral depuis quelques années.
Le Cégep Marie-Victorin indique avoir appris avec grande surprise la semaine dernière la décision de Services correctionnels Canada (SCC) d’interrompre dès le 30 juin prochain le financement de la formation collégiale dans les pénitenciers fédéraux au Québec, des services qui étaient offerts depuis 52 ans à la population carcérale.
On vient de tirer le tapis sous les pieds de ces étudiants-là. [...] Pour nous, c’est un non-sens.
Une citation deLouis Gendron, directeur général du Cégep Marie-Victorin

Le directeur général du Cégep Marie-Victorin Louis Gendron est grandement choqué par la décision de Services correctionnels Canada.
Photo : Courtoisie du Cégep Marie-Victorin


