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48 cégeps demandent d'encadrer la démocratie étudiante
11 avril2 015 - Publié le 11 avril sur La Presse.ca - article de Tommy Chouinard - La Presse - (Québec) Le nouveau président de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay, demande au gouvernement Couillard de revoir sa position, de reconnaître et d'encadrer le droit de grève des étudiants. Et si Québec maintient malgré tout que ce droit n'existe pas, il doit l'écrire clairement dans la loi sur les associations étudiantes.
11 avril 2 015 - Publié le 11 avril sur La Presse.ca - article de Tommy Chouinard - La Presse
«Même si on dit que le collège est ouvert, à moins d'avoir des policiers qui entourent le collège 24 heures sur 24 [...], c'est toujours possible de perturber des cours», soutient le président de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay.
Photo Patrick Sanfaçon, La Presse
Ma Presse
(Québec) Le nouveau président de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay, demande au gouvernement Couillard de revoir sa position, de reconnaître et d'encadrer le droit de grève des étudiants. Et si Québec maintient malgré tout que ce droit n'existe pas, il doit l'écrire clairement dans la loi sur les associations étudiantes.
«La démonstration a été faite à l'UQAM, et on l'a expérimenté en 2012: la méthode forte conduit à une situation où les cours ne se donnent pas plus», affirme M. Tremblay dans une entrevue accordée à La Presse.
Il a rencontré le ministre de l'Éducation, François Blais, la semaine dernière pour lui faire part de la position unanime des 48 cégeps du Québec sur l'encadrement de la démocratie étudiante. Mais comme il l'a exprimé jeudi encore, M. Blais lui a répondu qu'il ne croit pas au droit de grève des étudiants et refuse par le fait même de l'encadrer.
Clarifier la loi
Pour M. Tremblay, quelle que soit sa position, le gouvernement ne peut faire l'économie d'un débat sur la démocratie étudiante. Il doit clarifier la Loi sur l'accréditation et le financement des associations d'élèves ou d'étudiants, adoptée en 1983.
«Il y a un minimum d'intervention législative à faire, soutient-il. Que ce soit de reconnaître le droit de grève ou que ce soit d'examiner des éléments de cette loi. Car on est devant des associations qui peuvent déterminer leurs propres règles et déterminer ce qu'elles font avec le pouvoir qu'on leur a accordé avec la loi. Je reste convaincu qu'il y a un phénomène social qui se répète périodiquement dans notre histoire et qu'on ne peut pas nier. Même si le conflit se résorbait dans les prochains jours ou semaines, on maintient qu'il faut régler cet enjeu.»
La loi 32 prévoit des règles claires sur la formation des associations - le vote secret, par exemple. «C'est le même modèle que pour les organisations syndicales», mais la loi, contrairement au Code du travail, ne prévoit rien au sujet de la grève, explique M. Tremblay. Elle confie toutefois aux associations un mandat important en précisant qu'elles ont «pour fonctions principales de représenter les étudiants et de promouvoir leurs intérêts, notamment en matière d'enseignement, de pédagogie, de services aux élèves ou étudiants et d'administration de l'établissement d'enseignement». Le terme «notamment» est important.
«Cette loi est une oeuvre inachevée», estime M. Tremblay. «Le flou actuel ne sert personne. Il y a des gens qui disent qu'ils ont le droit à des cours et qui ne les...
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