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Protection du français - Québec s'attaque aux attestations d'études collégiales en anglais
16 mars 2022 - Le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, a déposé mercredi en commission parlementaire des amendements à son projet de loi afin de « geler la part occupée par les programmes d'AEC offerts dans le réseau collégial anglophone public et privé subventionné par rapport à l'ensemble des programmes d'AEC offerts au Québec ».
Article publié par La Presse - Hugo Pilon-Larose

16 mars 2022 - Le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, a déposé mercredi en commission parlementaire des amendements à son projet de loi afin de « geler la part occupée par les programmes d'AEC offerts dans le réseau collégial anglophone public et privé subventionné par rapport à l'ensemble des programmes d'AEC offerts au Québec ».
(Québec) Le gouvernement Legault augmente l'étendue de sa réforme de la loi 101 en limitant désormais dans le projet de loi 96 la croissance des attestations d'études collégiales (AEC) en anglais, ces programmes courts menant à une préparation immédiate à l'emploi.
Le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, a déposé mercredi en commission parlementaire des amendements à son projet de loi afin de « geler la part occupée par les programmes d'AEC offerts dans le réseau collégial anglophone public et privé subventionné par rapport à l'ensemble des programmes d'AEC offerts au Québec ».
« Entre 2017 et 2019, la croissance de l'offre totale des programmes d'AEC offerts en anglais est de 206,6 % », affirme le cabinet du ministre pour justifier ces modifications.
Québec prévoit également des amendements pour « geler la part occupée par les programmes d'AEC offerts en anglais dans le réseau collégial francophone public et privé subventionné » et « rendre la connaissance du français conditionnelle à l'obtention d'une AEC, tant au public, qu'au privé subventionné et non subventionné, sauf pour les ayants droit ».
« Cette connaissance validée du français permettra à l'étudiant d'interagir, de s'épanouir au sein de la société québécoise et de participer à son développement. La forme que prendra cette exigence sera définie par règlement du ministre de la Langue française », a déclaré le cabinet du ministre Jolin-Barrette sans donner plus de détails.
À la fin du mois de février, le gouvernement Legault a une fois pour toutes fermé la porte à l'application de la loi 101 au cégep, une question qui était discutée au sein même du caucus gouvernemental. Québec a plutôt modifié sa réforme de la Charte de la langue française pour imposer à tous les étudiants des cégeps anglophones trois cours enseignés en français afin d'obtenir leur diplôme.


